Rupture de la trève estivale

Je ne suis pas en vacances, pas encore. Je ne manque pas d’idées d’articles, loin de là. Mais une petite pause s’est imposée d’elle-même. Je voulais ne pas parler ici que de peinture, donc écrire quelques articles sur d’autres sujets pour ne pas lasser, et puis le temps a passé très vite en ce début d’été et nous voilà sans publication sur ce blog depuis presque un mois.

Je n’ai donc pas écrit sur mon week-end à Madrid, au moment de la finale de la coupe du monde de foot, coïncidence qui m’a donné à voir une ville en liesse, jusqu’à la Cibeles* (bruyants d’ailleurs, les espagnols heureux, encore plus que dans mon souvenir de Paris en 1998 – et surtout bien plus loin dans la nuit -). J’ai surtout bien sûr redécouvert cette superbe ville où j’avais passé 4 mois il y a déjà 15 ans et où je n’étais pas retournée depuis. J’ai retrouvé quelques repères et comblé les nombreux oublis, redécouvert qu’on supportait beaucoup mieux les 37°C de Madrid que les 31°C de Paris (grâce notamment aux dalles en pierre qui emmagasinent beaucoup moins la chaleur que nos trottoirs goudronnés, et bien sûr à la largeur des places et avenues qui amplifient le moindre souffle d’air), revisité les fabuleux musées d’art, notamment l’exposition Turner au Prado (sans la foule qu’il y avait à Orsay), le Reina Sofia et surtout, mon musée d’art favori d’entre tous, le Thyssen Bornemisza dont j’ai découvert la nouvelle aile.


*La déesse Cibeles orne la fontaine au centre de la place du même nom,
en plein centre de Madrid et au cœur de la zone coupée à la
circulation
pour l’occasion.

Je ne vous ai pas non plus montré mes nouveaux tableaux pour les raisons citées plus haut, alors que la production a été assez intensive ces derniers mois, en vue de deux expositions à venir en septembre, ce qui m’occupe pas mal ces jours-ci. Voici donc le premier de ces derniers et tant pis pour la bonne résolution. La réutilisation d’une toile trouvée en haut d’un placard par une amie dans l’appartement qu’elle avait acheté. Il s’agissait d’un cercle marronnasse assez approximatif sur un fond beigeasse. Rien d’autre, je ne sais pas si le peintre l’avait considéré fini ? J’ai réutilisé le cercle, mais je l’ai transformé – devinez ! – en paysage urbain. Un essai dans les gris, après être passée par un peu toutes les tonalités. Dommage que le cercle, pourtant soigneusement retracé, ne soit pas resté vraiment circulaire…


 

PS : pour retrouver tous mes tableaux sur un site bien classé, sans avoir à chercher dans le fouillis du blog, c’est ici.

1 commentaire pour Rupture de la trève estivale

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